Cérès


Genre

Science-Fiction / Survie spatiale / Scam Story

Thématique

Scam devenu réalité, survie spatiale low-tech, déshumanisation progressive, espoir toxique

Longueur

~85 000 mots

Ton

Cynique, nerveux, drôle-qui-fait-mal

Public cible

Fans de The Martian rencontre Mickey7, SF réaliste avec humour noir

Résumé

En 2078, tu peux acheter une mise en orbite comme tu commandes une pizza. Il suffit d’avoir le bon contact et pas trop de scrupules.

Eux, ils ont monté Ad Astra ! Une bande de gamins sortis de la troisième guerre mondiale (enfin, c’est pas le nom officiel, mais bon) qui ont décidé de se tirer. Pour de vrai. Destination : Cérès.

Le plan ? Scammer des investisseurs naïfs, bricoler un vaisseau avec des pièces du marché noir, et laisser 98% des contributeurs derrière — pudiquement appelés « la seconde vague », ou pour rire, « l’eau sèche ».

Ce qui a commencé comme un délire potache entre potes a viré au sérieux. Même eux ne savent plus trop comment.

Maintenant, ils sont à bord de l’Ad Astra (surnommé « le Tombeau Volant »). Ils ont décollé. Les bonbons de Prof Candy ont aidé à tenir le coup. Houston gueule dans les baffles. Et tout le monde sent que ça va mal finir.

Parce que survivre au départ, c’est une chose.
Survivre au voyage, c’en est une autre.
Mais arriver sur Cérès… et se rendre compte qu’on n’a aucune idée de ce qu’on est censés faire ?

Ça, c’est le vrai vertige.

Cérès est un roman de SF brutale écrit en première personne présent — un choix narratif exigeant qui plonge le lecteur dans la tête de Tem Hollan, un protagoniste cynique, tendre, et complètement dépassé. Une histoire de fuite, de survie, et du moment exact où le rêve devient une réalité mal préparée.

C’est une structure de containers orbitaux attachés à un moteur ionique bricolé, mec, je lui ai répondu. On s’approche plus de la poubelle volante que de l’Enterprise.

Tem Hollan

Découvrir un extrait du roman

On va pas se mentir : nous retrouver tous ensemble au même endroit a largement accéléré les choses. Jusqu’au point où on a décidé de passer à la phase finale : la construction des modules de départ. L’extraction de Joon et Ji-Ah avait donné des idées à Houston. Il nous a emmenés dans une vieille décharge où trônait un bus scolaire.

J’ai pas capté tout de suite. Mais Fat-Check avait l’œil : l’idée ne coûtait presque rien et MathSpé a calculé la masse nécessaire à la mise en orbite en moins de trois secondes. J’avais toujours rien compris.

— On va s’en servir comme structure, avec les sièges, a dit Fat-Check. On le désosse et on le glisse dans un lanceur. Et voilà, t’as un vaisseau spatial.

Fat-Check — Fatoumata M’Ba de son vrai nom. Elle est belle. Elle est féroce.

Elle me fout la trouille.

— Hein ? que j’ai dit.

Elle m’a attrapé la tête par les cheveux et l’a tournée à quatre-vingt-dix degrés.

— Ah, cool ! Je vois !

J’ai prié pour qu’elle me tabasse pas. J’y voyais que dalle. J’ai compris plus tard, quand Houston nous a fait démonter toute la carlingue.

— Houston ! Tu crois pas qu’on pourrait trouver mieux comme sièges ?

Les sièges étaient rigides, le tissu en synthétex avait connu des jours meilleurs.

— On a payé le bus cinquante Crédits, gamin. Tu t’attendais à quoi, à ce prix-là ? On bricole une navette à partir d’un lanceur d’occasion qui a déjà fait quoi… vingt-trois vols ?

— Vingt-quatre ! cria Fat-Check depuis l’autre côté du bus.

— Crois-moi, t’as pas besoin d’un siège à cinq mille Crédits pour t’envoyer en l’air, grommela-t-il en me calant une bobine de scotch de réparation dans les mains.

Je suis entouré de dingues. Des dingues compétents, mais des dingues quand même. Prof a lâché une blague de sa jeunesse sur un truc qu’on appelait les « fous du bus ». J’ai trouvé que ça ferait un bon nom pour les navettes.

Ce roman est en cours d'écriture, encore un peu de patience !

Notes pour les professionnels

Marché porteur : La SF survie spatiale réaliste connaît un regain d’intérêt (succès de The Martian, Project Hail Mary, Mickey7), mais reste sous-exploitée en France avec une approche « scam devenu réel »

Parti pris narratif unique : Première personne au présent – un défi technique qui crée une immersion totale type « journal de bord live ». Peu de romans SF français osent ce format exigeant, ce qui différencie immédiatement le manuscrit

Ton original : Mélange cynisme/tendresse qui évite à la fois l’héroïsme facile de la SF classique ET le nihilisme pur de la dystopie. Un narrateur « loser-tendre » rare dans la SF française

Double lecture possible :

  • Premier degré : Thriller spatial haletant, course contre la montre
  • Second degré : Critique de la culture startup/scam, du « fake it till you make it » spatial, résonance avec les cryptos et promesses tech actuelles

Potentiel série : Structure en phases distinctes (départ / voyage / arrivée) permet une continuation naturelle (Tome 2 : la survie sur Cérès, le scam qui se révèle au grand jour)

Adaptabilité transmedia :

  • Format « journal de bord » idéal pour adaptation podcast/audio
  • Huis clos spatial = budget série/film maîtrisé
  • Esthétique « low-tech bricolé » visuellement forte (comme The Expanse version DIY)

Public cible élargi : Accessible jeunes adultes (ton direct, humour) tout en parlant aux 30-40 ans (références culturelles, désillusion générationnelle post-guerre)

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