Hôtel


Genre

Roman mystique / Huis clos métaphysique / Fantastique kafkaïen

Thématique

Dissolution de la réalité, mémoire effacée, temps dérèglé, acceptation de l’absurde, impossibilité de comprendre, perte des certitudes, enfermement psychologique

Longueur

~92 000 mots

Ton

Oppressant, inquiétant, contemplatif, onirique

Public cible

Amateurs de Borges, Kafka, Philip K. Dick (Ubik), House of Leaves, littérature de l’étrange, fiction métaphysique

Résumé

Un hôtel hors du temps. Des résidents qui ne se souviennent pas d’être arrivés. Des horloges qui affichent des heures différentes. Des tableaux qui changent subtilement. Des portes qui se scellent. Des gens qui disparaissent.

Hotel est un huis clos métaphysique où la réalité se dissout progressivement. Arthur s’accroche à sa routine avec une discipline obsessionnelle. Hannah refuse d’accepter l’inexplicable et cherche des réponses. Antoine tente de cartographier l’impossible. Phyllis voit des signes divins partout. Sofia ressent l’étrangeté sans pouvoir la nommer.

Mais l’Hôtel ne répond à aucune logique. Le temps se dérègle. Les souvenirs s’effacent. Les certitudes s’effondrent. Et un à un, les résidents font face au même choix : partir vers l’inconnu, ou s’accrocher à ce qui reste de familier.

Un roman sur l’acceptation de l’absurde, où chaque personnage doit affronter sa propre incapacité à lâcher prise face au mystère.

— Le brouillard ne se lèvera pas, murmura-t-elle, autant pour elle-même que pour Agatha. 

— J’ai bien peur que non.

Un silence. Sofia crut que c’était fini, mais Agatha ajouta : 

— Comment aurait-il pu en être autrement ? 

Découvrir un extrait du roman

Elle s’arrêta devant une toile plus discrète. Un format moyen, relégué dans l’angle de la galerie. Elle ne savait pas pourquoi elle la choisit. Peut-être parce qu’elle ne cherchait pas à s’imposer comme les autres. Peut-être parce que, dans sa simplicité, elle cachait autre chose. Peut-être parce qu’elle l’avait déjà vue. Pas ici, non. Ailleurs ? L’impression était vague, insaisissable. Comme un souvenir qui s’efface à mesure qu’on tente de le saisir.

Encore une scène de chasse. Encore de la viande découpée. Pourtant, quelque chose clochait.

Elle laissa son regard dériver sur les détails. Un lapin dans un coin. Un homme debout, portant des bois de cerf. Non… Pas portant. Ce n’était pas un homme. C’était un cerf. Et le voilà qui tenait un couteau. Un frisson parcourut sa nuque. Une sensation fugace, désagréable. Comme si… elle connaissait cette scène. Comme si elle l’avait déjà vue. Différente. Ou peut-être était-ce son esprit qui lui jouait des tours ? Son regard glissa sur le visage du cerf. Son souffle se suspendit. Une fraction de seconde, elle crut y distinguer quelque chose de familier. Une courbe. Une ombre. Son propre reflet, déformé par la texture de la peinture. Elle recula d’un pas et fronça les sourcils. Son regard glissa plus bas. Les chiens, rassemblés aux pieds du cervidé, se repaissaient d’un festin du jour. Rien d’inhabituel. Mais alors, elle vit.

Dans la gueule d’un molosse, entre les crocs, dépassait une manche de redingote. Une étoffe fine, trouée, souillée. Et les boutons… Des boutons cuivrés, luisant sous la lumière d’un soleil couchant.

Elle porta une main à sa bouche, réprima un rire. Un rire nerveux, incontrôlable. Un rire, bref, arraché. Suivi d’un tremblement. Un spasme. Comme si son propre corps hésitait entre le rejet et la fascination.. Un renversement parfait. Une revanche des créatures chassées sur leurs bourreaux trop sûrs d’eux-mêmes.

Elle resta là, un instant de plus. Immobile. Tendue. Perdue dans l’image, comme si elle assistait réellement, de loin, à l’horrible spectacle.

Sofia finit par détourner le regard et quitta la pièce par la porte opposée. Une transition naturelle, une fuite déguisée en simple errance.

Ce roman est en cours d'écriture

Notes pour les professionnels

Marché porteur : La littérature de l’étrange métaphysique (Borges, Kafka) connaît un renouveau avec le succès de Piranesi (Susanna Clarke) et The Raw Shark Texts. Niche qualitative en croissance.

Structure modulaire : 32 chapitres courts, 8 POV distincts – format adaptable en publication feuilleton ou série limitée (8 épisodes, 1 POV par arc).

Transmedia-ready : Architecture impossible + atmosphère onirique = potentiel fort en adaptation visuelle (série prestige type The OA, jeu narratif type The Stanley Parable).

Double public : Accessible aux lecteurs de fiction contemporaine (pas de jargon SF/fantasy) tout en satisfaisant les amateurs de métaphysique littéraire et de weird fiction.

Positionnement éditorial : Entre American Elsewhere de Robert Jackson Bennett et The Grip of It de Jac Jemc – thriller atmosphérique sans violence, angoisse psychologique pure.

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