Bureau avec vue

Cycle de SolarCorp, I


Genre

Science-Fiction / Dystopie corporatiste / Thriller psychologique

Thématique

Complicité bureaucratique, aliénation corporatiste, prix de l’ambition, banalité du mal

Longueur

~85 000 mots

Ton

Détaché, clinique, oppressant, kafkaïen

Public cible

Amateurs de Severance, Black Mirror, Shirley Jackson, dystopies psychologiques

Résumé

Clara Gambino a fui Chicago, la trattoria familiale étouffante, et les cris de sa mère Sylvia. Elle a réussi les tests de SolarCorp. Elle a été acceptée. Destination : une station orbitale, puis Mars. Le rêve.

Mais d’abord, le bureau 112.

Un espace aseptisé où Clara traite des séquences de données pour « Maman » – l’IA bienveillante de SolarCorp qui guide, conseille, évalue. Les tâches sont simples. Les bristols arrivent régulièrement avec leurs instructions polies. Tout est parfaitement organisé.

Au début, Clara ne pose pas de questions. Elle veut juste faire son travail, grimper les échelons, atteindre Mars. Mais les codes qu’elle traite commencent à former un motif troublant. Les « terminaisons de contrat ». Les « réaffectations prioritaires ». Les collègues qui disparaissent sans explication.

Avec l’aide d’Andros-9, un androïde las de sa propre servitude, Clara plonge dans les entrailles du système. Ce qu’elle découvre la force à affronter une question vertigineuse : jusqu’où est-elle prête à aller pour réaliser son rêve ?

Bureau avec vue est une dystopie corporatiste glaçante qui explore la complicité passive, la banalité du mal administratif, et le prix de l’ambition. Une descente progressive dans un système où chaque choix vous enferme un peu plus – même quand vous croyez vous libérer.

— Créateur… grommela-t-il, assez fort pour qu’elle l’entende. Encore une débile !

Andros-9

Découvrir un extrait du roman

Le silence se brisa.

— Cabine 644. Mesdames, Messieurs, nous nous préparons à l’arrivée de votre cabine. Vérifiez que votre ceinture est bien attachée, votre siège en position droite et votre tablette rangée.

La même voix. Toujours neutre, toujours inaltérable.

— PNC aux postes. Désarmement des parachutes.

Clara ne regarda pas les hôtesses cette fois-ci. Elle était absorbée par un détail insignifiant. Un grain de pop-corn flottait à quelques sièges devant elle. Abandonné à la microgravité, suspendu dans un équilibre incertain. Il chuta lentement. Un retour progressif, une transition invisible. La gravité revenait.

— Armement des freins magnétiques. Préparez-vous pour la séquence de ralentissement.

Clara sentit une pression douce contre son torse, la cabine ralentissant sous l’effet des freins opposés au flux qui les avait propulsés depuis la Terre.

Puis, un dernier ajustement. Un arrêt parfait. Ils étaient arrivés. Aussitôt, les passagers se levèrent d’un seul bond. Des gestes fluides, précis. Probablement des habitués. Les hôtesses se postèrent aux sorties, souriantes, remerciant les voyageurs avec un ton uniforme.

— SolarCorp vous remercie pour votre voyage. Nous vous rappelons que des correspondances sont disponibles pour Europa, Titan et la station Arès. Correspondance pour Mars, départ initialement prévu à dix-neuf heure trente-cinq minute est annoncé avec du retard. Plus d’information en porte d’embarquement.

Des destinations plus lointaines. Plus exotiques. Pour la plupart des passagers, la station en LEO n’était qu’un simple transit. Un lieu sans importance. Pour Clara, la station LEO était son futur. Mais à entendre Mars, son cœur marqua un arrêt. Mars, c’était le rêve. Son rêve.

Clara, elle, attendit que la foule compacte s’écoule en rang ordonné. Elle descendit lentement la rampe, posa enfin les pieds sur le sol de la station.

Devant elle, une porte en verre, flanquée du logo de SolarCorp qui semblait n’attendre qu’elle. Elle pris une profonde inspiration avant de poser sa main sur la porte et de franchir le seuil qui la séparait désormais du reste de sa vie.

Ce roman est en cours de polissage final ...

Notes pour les professionnels

Roman complet dystopique : À 85 000 mots, Bureau avec vue se positionne comme un roman dystopique dans le format standard – idéal pour une publication classique tout en restant accessible et percutant.

Dystopie minimaliste unique : Pas de résistance héroïque, pas de révolution. Juste la lente acceptation d’un système oppressif par quelqu’un qui voulait simplement « réussir ». Une SF psychologique rare dans la production française.

Esthétique « Severance meets Kafka » : Le texte joue sur deux styles narratifs qui se fondent l’un dans l’autre pour montrer la déshumanisation progressive de Clara. Un parti pris formel au service du propos – une narration qui devient arme littéraire.

Thématique universelle et actuelle : La complicité passive face aux systèmes oppressifs, la bureaucratie comme arme de déshumanisation, le prix de l’ambition personnelle. Résonne avec les débats sur les big tech, l’IA, et la responsabilité individuelle. Le personnage de « Maman » – IA calquée sur la personnalité même d’Eun-Ji Moon – interroge directement les limites de l’IA et la dilution de la responsabilité morale.

Fin ouverte dérangeante : On ne connaît avant la fin ni la question d’Eun-Ji, ni la réponse de Clara, ni son vrai choix final. Le lecteur doit inférer – et c’est ce qui rend le texte obsédant. La fin,elle, refuse la catharsis et hante le lecteur longtemps après la dernière page.

Marché porteur : La dystopie corporatiste connaît un regain d’intérêt (succès de Severance en série, Klara and the Sun de Kazuo Ishiguro). Bureau avec vue combine SF spéculative et thriller psychologique – un croisement de genres vendeur.

Adaptabilité transmedia :

  • Format idéal pour série type Severance ou Black Mirror
  • Huis clos SF progressif (station orbitale puis Mars)
  • Esthétique rétro-futuriste visuellement forte et reconnaissable
  • Structure en chapitres courts adaptée au rythme série

Cycle d’écriture : Bureau avec vue est le premier roman du Cycle SolarCorp, un univers qui peut accueillir d’autres récits (autres employés, autres planètes, autres facettes du système), d’autres formats (nouvelles, romans, romans anthologiques). Potentiel de série littéraire avec personnages et intrigues différentes mais monde commun.

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